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Construire et mettre en œuvre un PCET

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Mener une démarche d'évaluation

Conditions de réussite

Plusieurs facteurs de réussite ont été identifiés afin de mener à bien une démarche de suivi et d’évaluation du PCET. Les préconisations portent sur la construction de la démarche, sa mise en œuvre, sa gouvernance, ainsi que sur le choix des outils et de la méthodologie à adopter.

Construire l’approche évaluative en amont de la démarche énergie-climat


Lors de la phase de préfiguration du PCET, la structure porteuse doit poser les bases du dispositif de suivi et d’évaluation en :

  •  Cernant le périmètre de l’évaluation en cohérence avec les périmètres des diagnostics et du plan d’actions ;
  •  Identifiant les acteurs et les partenaires susceptibles de fournir des données pour alimenter les indicateurs ;
  •  Formant, si nécessaire, le chargé de mission, l’élu en charge du PCET, ainsi que les techniciens des autres services, aux pratiques de l’évaluation et aux différentes expertises associées ;
  •  Sensibilisant les services de la structure et les partenaires au processus de suivi et d’évaluation et aux sollicitations dont ils pourront être l’objet ;
  •  Définissant un lieu, des échéances et des modalités de partage de l’information sur le plan climat ainsi que les cibles de celui-ci (services de la structure, partenaires, grand public).

Mettre en place une gouvernance intégrant la culture d’évaluation à tous les niveaux


La question de la gouvernance est centrale dans la mise en place de la démarche de suivi et d’évaluation. La participation des services en interne et des partenaires en externe ainsi que la responsabilité de chacun doivent être bien précisées afin de rendre le suivi et l’évaluation opérants et efficaces.

 

  • En interne, il peut être nécessaire de solliciter un groupe ou le service évaluation ou de mettre à disposition une personne pour effectuer le suivi et l’évaluation. La mise en place d’une démarche d’évaluation par un service dédié est un appui intéressant dans la bonne mise en œuvre d’une démarche de suivi et d’évaluation, car cela permet de mieux garantir la neutralité de l’évaluation ;
  • L’organisation de la collectivité et la répartition des responsabilités doivent également être conçues afin de donner une visibilité à la démarche évaluative et assurer une prise en charge en interne du suivi et de l’évaluation du plan climat, notamment pour ce qui concerne la collecte de données ;
  • Des réunions avec les instances de pilotage de la démarche d’évaluation doivent être organisées de façon régulière ;
  • Les dispositifs de formation à destination des élus et des techniciens devront être mis en avant et ces derniers incités à y assister
  • En externe, les partenaires doivent être associés très en amont et c’est en concertation avec eux que doivent être définis les indicateurs de réalisation (suivi) des actions du PCET ;
  • Une restitution aux partenaires doit être envisagée de manière régulière afin de poursuivre l’implication des parties prenantes et de valoriser les résultats des actions du PCET ;
  • Des outils interactifs peuvent également être mis en place pour permettre aux parties prenantes d’être informées sur l’état d’avancement du PCET ;
  • L’évaluation doit être valorisée par une stratégie de communication adaptée.


Choisir et adapter les outils selon les contraintes et spécificités de son territoire


Les outils utilisés par les collectivités lors du suivi et de l’évaluation de leurs plans climat sont divers et possèdent des caractéristiques hétérogènes.  Plusieurs facteurs permettent d’expliquer le choix opéré par les collectivités en matière d’outils :

 

  • les objectifs de la démarche de suivi et d’évaluation,
  • le périmètre souhaité de la démarche de suivi et d’évaluation,
  • l’expérience, l’expertise et la maturité de la structure en matière de suivi et d’évaluation,
  • les moyens humains et financiers que la structure pourra y dédier.


Les outils existants couvrent les différents besoins des structures porteuses de PCET. A chacun d’utiliser les outils en fonction de ses propres besoins. D’autre part, utiliser un outil nécessite un temps d’appropriation et d’utilisation. De plus, les tableaux de bord doivent être construits par le chargé de mission.


Au-delà du choix, les collectivités doivent être également en mesure d’adapter les outils aux spécificités locales. Pour cela, les relais informationnels actifs sur le territoire ou à l’échelle supra territoriale pourront être mobilisés afin d’aiguiller les collectivités sur la façon d’adapter les outils à leurs caractéristiques propres.