Pourquoi un PCET ?
Le changement climatique est désormais une réalité qui ne fait plus débat scientifique. Il est donc urgent de généraliser, à l’ensemble du territoire, la mise en œuvre de politiques publiques adaptées. Si la question est planétaire et relève d’une prise en charge internationale et nationale, les réponses sont, elles, de l’ordre de l’action locale. En tant que premier niveau de l’autorité publique, les collectivités territoriales ont, pour cette raison, un rôle déterminant à jouer.
La prise en charge du changement climatique et le passage à l’action peuvent être schématisés comme suit :
Le haut de la pyramide reflète le travail scientifique et les accords internationaux passés dans le cadre de l’ONU. Les dispositions nationales, prises en application de ces accords, se traduisent par des objectifs à atteindre au niveau local (territoires, entreprises, citoyens) qui sont représentés ici par la pointe basse de la pyramide.
L’effet de serre : un phénomène prouvé et unanimement reconnu
En 1824, Jean-Baptiste Fourier décrit le phénomène physique de l’effet de serrre Dès cette époque, le processus de piégeage de la chaleur dans les basses couches de l’atmosphère et le type de gaz en cause sont identifiés, mais les effets sur l’évolution du climat restent inconnus.
- depuis le début de la révolution industrielle, la concentration de CO2 va croissante et, ce, dans des proportions et à un rythme sans précédent ;
- depuis 1960, l’augmentation des gaz à effet de serre (GES) est de 40 %, essentiellement due à l’envolée de la consommation des énergies fossiles ;
- depuis 1900, la température moyenne terrestre s’est élevée de 1 °C.
Nommée « effet de serre additionnel », l’intensification du phénomène naturel de l’effet de serre, due à l’activité humaine, est responsable du changement climatique.
De la prise en charge internationale à l’action locale
Une question politique totale
Les politiques publiques issues de Kyoto
Les perspectives de l’après Kyoto
- le réchauffement climatique doit être limité à + 2 °C par rapport à la période pré-industrielle ;
- les pays développés devront réduire de 25 à 40 % leurs émissions d’ici 2020 ;
- les émissions mondiales devront être divisées au moins par deux d’ici 2050.
Sans attendre les résultats de la négociation internationale :
l’Europe s’est fixée l’objectif des « 3 fois 20 » pour 2020, qui consiste à :
- réduire de 20 % les émissions de GES ;
- améliorer de 20 % l’efficacité énergétique ;
- porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie.
la France s’est fixée l’objectif « Facteur 4 » d’ici 2050, qui consiste à diviser par 4 ses émissions de GES (sur la base de 1990).
Le rôle déterminant des collectivités locales
Si les PCET s’apparentent à certaines démarches dont les collectivités sont aujourd’hui familières, ils présentent cependant certaines spécificités d’ordre psychologique, scientifique et culturel, temporel, technique et enfin politique.



