Skip to Content

Adaptation au changement climatique

Imprimer

Suivi et évaluation

L’évaluation des effets du programme d’actions d’adaptation

Le changement climatique est un processus continu et la politique d’adaptation doit se mettre en place dans un  contexte climatique non stabilisé. Le climat aura changé à l’horizon 2030 et changera encore d’ici 2050 ou 2100. La stratégie d’adaptation au changement climatique doit être redessinée en conséquence à intervalles réguliers pour prendre en compte les tendances récentes d’évolution du climat et de la structure du territoire à l’échelle locale.

 

La collectivité ne sera pas toujours en mesure d’évaluer l’effet de chacune des actions dirigées indépendamment les unes des autres.  Elle va privilégier une évaluation de l’évolution de la capacité d’un secteur ciblé à résister aux aléas climatiques. Pour cela elle pourra comparer l’impact de la manifestation d’aléas climatiques dans le futur à l’impact de la manifestation d’un aléa climatique comparable dans une situation initiale diagnostiquée.

 

A noter : Lors de la réalisation du diagnostic de vulnérabilité de son territoire, la collectivité aura étudié les bilans des catastrophes climatiques passées. L’expertise établie du passé permet également d’évaluer l’effet d’actions anciennes mis en œuvre par la collectivité. Il s’agira ici de capitaliser sur cette démarche préalable.

 

Elle pourra s’appuyer sur la construction d’une base de données la plus exhaustive possible sur l’évolution des données climatiques et socio-économique du territoire. Cette base comportera des données de différents types : climatiques, économiques, financières, etc. Ce peut être par exemple la température minimale en milieu urbain durant le mois de juillet, la fréquence et l’intensité d’évènements climatiques extrêmes, la perte de production engendrée par une hausse de la température de l’eau imposant l’arrêt d’une usine (problème pour le système de refroidissement), le coût des dommages causés par une inondation sur les infrastructures de transports, etc.

 

La priorité pour la collectivité est de mettre en place les pré-requis à un dispositif d’évaluation. Elle doit pour cela organiser l’information en amont, instrumenter les démarches futures d’évaluation des conséquences d’un évènement climatique. Cette action permettra de définir un cadre d’évaluation qui sera enrichi au fil des réflexions futures.

 

 

Le bilan d’événements climatiques extrêmes dans les prochaines années

 

La réalisation de bilans des évènements climatiques extrêmes en comparaison aux évènements climatiques extrêmes passés permet de juger du niveau de résistance du territoire aux aléas climatiques et donc de l’adaptation du territoire aux impacts du changement climatique sur les aléas climatiques.

 

Ces bilans doivent s’intéresser à l’évolution de l’exposition aux aléas climatiques d’une part et de la vulnérabilité à ces aléas. Ils doivent également s’intéresser aux mesures mises en place par les pouvoirs publics pour répondre aux impacts passés des aléas climatiques.

 

L’observation des tendances d’évolution sur le territoire permet de juger a posteriori de l’efficacité des mesures inscrites dans les politiques territoriales.

 

La réalisation de bilans comparatifs des impacts des évènements climatiques peut également permettre de disposer d’éléments de réflexion a posteriori sur les coûts de la politique d’adaptation en comparaison à une évaluation du coût de l’inaction.

 

A l’issue du processus d’évaluation, la cellule de direction du volet ‘Adaptation au changement climatique’ du PCET doit décider de prolonger l’action, de la réorienter pour coller à un nouveau contexte climatique ou de l’abandonner.